Un Pacte Smartphone à l'intention des enfants de Notre Dame de Sion

Prolongeons l'insouciance des enfants
Simplifions le rôle des parents

Le constat en chiffres

L'entrée au collège marque une rupture brutale dans l'usage du numérique.

Âge / Situation Temps d'écran moyen Cause
9 - 11 ans (CM1-CM2) ~ 2h par jour Usage encore majoritairement familial.
12 - 14 ans (Collège) 4h par jour ! Saut lié à l'acquisition du 1er smartphone.

Des chiffres plus détaillés sont présentés à la fin du document.

Le but du pacte

La force du collectif : "L'Union fait la force"

Vous souhaitez que l'enfant soit joignable ?

Nous comprenons le besoin de sécurité. Voici les alternatives recommandées pour les enfants :

Solution Avantages
Téléphone à touches (Dumbphone) Appels et SMS uniquement. Batterie longue durée. Petit prix. Très solide. Pas d'Internet.
Montre connectée (spéciale enfant) ou boitier connecté Géolocalisation et appels vers 5 numéros pré-enregistrés.
Bouton "déconnection" très accessible pour franchir le portail du collège.
Porte-clé connecté Géolocalisation uniquement

Comment adhérer

Pour adhérer, envoyez simplement un mail à :

vincent.vigon@gmail.com

(papa d'Alix)

N'hésitez pas à poser des questions : 06 99 55 92 01.

En rejoignant ce pacte, je m'engage à ne pas fournir de smartphone personnel à mon enfant durant l'année scolaire 2026/2027.

Avantages

Ce pacte n'est pas qu'une simple règle. Il peut aider l'enfant à se construire sereinement, à son propre rythme :

Illustration Pourquoi ce pacte

Besoin de WhatsApp ?

De nombreuses activités extra-scolaires (sport, scoutisme, musique) utilisent des groupes WhatsApp pour communiquer des informations directement aux jeunes. Il est pourtant possible de rester connecté sans smartphone personnel :

  • WhatsApp sur ordinateur : On peut installer l'application sur un ordinateur familial ou utiliser WhatsApp Web. L'enfant peut ainsi consulter les informations nécessaires de manière ponctuelle et sur un écran "partagé", ce qui favorise un usage bien plus sain et encadré.
  • La nécessaire coupure : Nous déconseillons vivement l'adhésion à des groupes WhatsApp "de classe" entre élèves. L'enfant doit pouvoir faire une véritable coupure avec l'ambiance du collège lorsqu'il rentre à la maison.
  • Astuce du téléphone fixe : Il est possible de créer un compte WhatsApp lié à un numéro de téléphone fixe (en utilisant l'application gratuite WhatsApp Business). Lors de la validation, choisissez l'option "Appelez-moi" pour recevoir le code par message vocal sur votre fixe. Le compte est ainsi rattaché au domicile plutôt qu'à un appareil mobile personnel.
  • Attention aux dérives : Par expérience, ces groupes de discussion entre jeunes ont tendance à dégénérer rapidement (flux de centaines de messages par jour, notifications incessantes), générant fatigue et stress inutile.

Nos réflexions de parents en vrac

N'hésitez pas à proposer d'autres idées à ajouter ici

  • L'écran doit être au service de l'enfant et non l'inverse !
  • Le smartphone est source de très nombreuses tensions entre parents et enfants : pour limiter les usages dangereux du smartphone, les parents doivent réguler l'usage de cet objet personnel. Cela est souvent considéré par l'enfant comme une intrusion dans sa sphère privée voire intime. En comparaison, contrôler l'usage d'un ordinateur, d'une console, ou d'une tablette est beaucoup plus facile et moins intrusif ; surtout si ces écrans sont associés aux pièces communes de la maison (alors que le smartphone est associé à la poche de l'enfant, il le suit partout).
  • Le smartphone est source de tensions entre les enfants. Même si l'usage du smartphone est interdit dans le collège, les tensions qui se créent le soir et le week-end via les réseaux (il suffit d'un simple groupe whatsapp) se retrouvent dans la cour d'école et obligent souvent l'équipe pédagogique à intervenir.
  • Quand cela se passe bien entre copain/copine numérique, la pression de devoir être en permanence connecté aux autres est néfaste pour l'enfant lui-même et pour sa relation avec sa famille. Le smartphone ne favorise qu'une relation virtuelle. Les smartphones créent plus d'isolement que de liens. L'utilisation intensive du smartphone gêne les rencontres réelles entre enfants : le fait d'aller rencontrer physiquement un copain devient, pour certains, un acte difficile.
  • Le smartphone est la porte d'entrée des réseaux sociaux et des médias invasifs. Ne nous leurrons pas : leurs intentions sont mercantiles. Ils utilisent des algorithmes pour guider notre consommation.
  • Le saviez-vous : ces algorithmes sont optimisés pour nous faire secréter un maximum de dopamine. C'est à cause de cela que les vidéos proposées sont devenues de plus en plus courtes. Ère facebook : vidéo de 2 minutes, Ère instagram : vidéo de 30 secondes. Ère Tiktok : vidéo de 8 secondes (et les ados peuvent y passer des heures sans interruption).
  • On devient très vite accro au nombre de “like” et de “suiveurs”. Et on peut déprimer quand on n'a pas le succès numérique escompté.
  • Les problèmes de harcèlement numérique sont beaucoup plus fréquents que les problèmes de harcèlement classique, car les enfants ont l'impression que les mots lâchés sur internet ont moins de poids et de “réalité” que de vraies paroles. Or les paroles peuvent plus facilement s'oublier, surtout après des excuses.
  • Les problèmes de santé mentale chez les jeunes sont devenus un enjeu de santé publique national.
  • Le smartphone est une source de distraction, d'excitation, de fatigue mentale. Par exemple, un enfant qui fait 30 minutes de bus en allant au collège en jouant à un jeu vidéo ou en scrollant sur des vidéos de 8 secondes va avoir plus de mal à se concentrer en classe qu'un enfant qui a simplement laissé vagabonder ses pensées pendant le trajet.
  • On observe que des enfants sans smartphone, en particulier quand ils sont en groupe, vont se comporter ... comme des enfants : courir les uns après les autres, jouer à cache cache, faire des cabanes, se lancer des défis, jouer des rôles dans des histoires, taper dans un ballon.
  • Alors qu'il suffit d'un smartphone dans un parc de jeu pour que les jeux d'enfant “mobiles” se transforment en attroupement autour du téléphone qualifié de “mobile”. Les balançoires deviennent de simples sièges, les ballons des cales-pieds. Les enfants ne se regardent plus entre eux, ils ne cherchent plus les trèfles à 4 feuilles ou les écureuils dans les arbres : ils scrutent le petit écran.
  • Quant au petit frère et petite sœur, ils ont beaucoup de difficulté à percer la bulle créée par le smartphone.

Sources documentaires

Beaucoup de ses resources sont extraites du site du pacte smartphone national.

  • ET SI ON LEVAIT LES YEUX, de Gilles Vernet en replay sur Public Sénat. Ce qui est vraiment sympa dans ce reportage c'est que la majorité du temps de parole est donnée à des enfants. C'est donc très inspirant ... pour nos enfants.
  • Lire la 1ère page du rapport de la commission sur les Ecrans : “A la recherche du temps perdu” (Mai 2024)
  • Article d'Elisabeth Baton Hervé qui explique les compétences nécessaires pour avoir un smartphone OU l'écouter en parler ici.
  • EMPRISE NUMÉRIQUE de Elisa Jadot, en replay sur FRANCE 5
  • Interview de Julien, Enseignant et parent d'enfants en primaire et collège
  • Reportage de Mylène Massé montre que le smartphone change les normes sociales des pratiques sexuelles chez les mineurs : non-consentement, pratiques dangereuses, etc.
  • Servane Mouton, “Écrans, un désastre sanitaire. Il est encore temps d'agir”, Tract Gallimard n°65, 3,49€
  • Michel Desmurget, “La Fabrique du Crétin Digital” (2019), et “Faites les lire” (2023)
  • Sabine Duflo, “Il ne décroche pas des écrans !
  • Laurent Gounelle, “Le réveil” (2023)
  • Faire écouter ce podcast de Sabine Duflo - Les engagés - 2023
  • Jonathan Haidt, "Génération anxieuse" (2025) : Une analyse magistrale sur la façon dont le smartphone a remplacé le jeu libre et transformé l'enfance.
  • Série ARTE "Dopamine" : De courtes vidéos percutantes pour comprendre les mécanismes addictifs des applications.
  • Netflix, "Derrière nos écrans de fumée" (The Social Dilemma) : Les alertes des anciens ingénieurs de la Silicon Valley sur la manipulation par les réseaux sociaux.
  • ARTE, "Génération écrans, génération malade ?" : Un état des lieux scientifique sur le développement du cerveau.
  • Bruno Patino, "La Civilisation du poisson rouge" : Sur l'économie de l'attention et la perte de notre capacité de concentration.
Affiche du pacte

Affiche proposée par le pacte smartphone national.
Mais le pacte n'est pas que pour les petits sixièmes.
Tentez le coup avec vos grands, vous aurez d'heureuses surprises.

A propos du pacte national

  • Le site du pacte national : pactesmartphone.fr
  • Les illustrations et les sources documentaires de notre document sont extraites du site ci-dessus.
  • Le groupe whatsapp d'échange est très intéressant. Cliquez ici ou bien scannez :
QR Code WhatsApp

Données chiffrées sur les temps d'écrans

1. Étude ENABEE (Santé publique France, 2025)

Cette étude nationale sur le bien-être des enfants fournit les moyennes de temps d'écran quotidien les jours d'école :

  • 6 - 8 ans : 1h53 en moyenne par jour.
  • 9 - 11 ans : 2h33 en moyenne par jour.
  • Week-ends et vacances : Ces durées sont environ doublées (soit plus de 5h par jour pour les plus grands).
  • Réseaux sociaux : Dès l'école primaire (9-11 ans), 25 % des enfants ont déjà accès aux réseaux sociaux selon leurs parents.

2. Rapport de la Commission "Écrans" (Avril 2024)

Le rapport "À la recherche du temps perdu" remis au Président de la République souligne une accélération de la consommation numérique chez les adolescents :

  • 11 - 14 ans : Le temps d'exposition bondit à une moyenne de 4h48 par jour.
  • Conséquences : Le rapport établit un lien direct entre ce temps d'exposition et des troubles du sommeil, de la sédentarité et de la santé mentale.

3. Focus : L'impact sur le sommeil (Source INSV & Réseau Morphée)

Le sommeil est le premier sacrifié de l'hyper-connexion. Les chiffres sont particulièrement alarmants pour les adolescents :

  • Dette de sommeil : En 25 ans, les adolescents ont perdu en moyenne 1h à 1h30 de sommeil par nuit, un phénomène directement lié à l'usage des écrans le soir.
  • Usage nocturne : 45 % des jeunes de 15-24 ans déclarent consulter leur smartphone s'ils se réveillent pendant la nuit.
  • Endormissement : L'exposition à la lumière bleue dans l'heure précédant le coucher retarde l'endormissement de 30 minutes en moyenne en bloquant la mélatonine.
  • Hyper-vigilance : 1 adolescent sur 3 reste connecté la nuit par peur de "manquer quelque chose" (phénomène FOMO), ce qui empêche le cerveau d'entrer en phase de sommeil profond récupérateur.

4. Baromètre "Enfance et Numérique" (IFOP 2026)

Cette étude récente apporte un éclairage sur le ressenti des familles :

  • Équipement : 87 % des 8-15 ans possèdent au moins un appareil numérique personnel.
  • Dépendance : 55 % des enfants déclarent utiliser les écrans par "ennui".
  • Conflits : 65 % des parents admettent utiliser l'écran comme "récompense", ce qui renforce sa valeur affective et rend la régulation plus difficile.